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Etant donne que nous sommes limites en espace memoire sur ce blog, nous en avons creer un 2eme, sur lequel nous ne mettrons que des photos, rien que des photos.
Le blog Alice comportera tous les articles et les photos recentes, l'autre, toutes les photos.

http://www.flickr.com/photos/13093900@N08/sets/
 
 
If you cannot read french, you  can still click to this link to see more pics from our trip !
 
 
Afficher article  D'almaty au Kirghyzstan

Apres avoir profite de la ville, il nous a fallu reprendre la route pour gagner le Kirghistan. Avant cela, nous avons quitte l’hotel un peu comme des voleurs…

Lorsque nous sommes arrives a l’hotel, le meme qu’une semaine auparavant lors de notre premier sejour a Almaty, il y avait la patronne. La premiere fois, quand nous avions demande ou nous pouvions entreposer le velo pour les 2 jours, une gentille dame  nous avait propose de la mettre dans une salle qui faisait office de vestiaire et de salle de repos aux femmes de ménage. Mais la, la patronne nous demandait 1000 tengues pour le mettre dans la meme piece ( 1000t c’est le prix pour une nuit pour une personne). Nous protestons. L’autre fois c’etait gratuit et la il faut donner 1000T. Pas question. Nous discutons ( un homme, un client, nous servait d’interprete). Et puis d’un coup, c’etait meme plus possible de le laisser dans cette piece. Il fallait qu’on le monte dans la chambre. Ok, ca n’arrange pas de monter le velo et la remorque au 4eme, mais si c’est ce qu’il faut…Mais elle nous demande toujours les 1000T.

 Alors je commence a m’enerver, et demande au monsieur de lui traduire:

<<C’est un velo, pas un etre humain. Il ne va pas faire pipi, ni prendre de douche. Si je dois payer 1000T pour le velo, alors je veux qu’il ait des draps et une serviette!>>

Se rendant peut-etre compte de son non-sens, la dame, aux villains petits yeux de crevette ( vous savez ces petites boules noires que l’on trouve dans la paella, et on se dit alors:<<Chouette, un grain de poivre>> et en fait, beurk, beurk, c’est un oeil de crevette!) , la dame, donc, dit Ok pour 500 T. Pour nous ce n’etait pas Ok, mais voyant qu’elle n’en demorderait pas, tant pis pour les 3 euros! (evidemment, c’est plus pour le principe et la maniere dont ca ete demande que pour le montant)

Avant de monter, je suis repasse a la caisse, non pas pour payer les 500T, mais pour recuperer notre caution. Dans cet hotel bon marche, a chaque fois qu’on prend la clef, il faut laisser son passeport. Bien sur, pour nous , il aurait fallu nous passer sur le corps pour laisser nos passeports dans un tiroir ( En plus, nous en avions besoin pour les visas), et nous avions negocie de laisser 2000T. Je vais donc voir la dame de la caisse et lui propose ma carte d’identite a la place de la dite caution. ( la carte d’identite, si elle est perdue, c’est pas bien grave, de toute maniere elle ne me sert a rien ici , et j’ai juste oublie de l’enlever de mon porte feuille avant de partir). Elle rake, mais je lui fais un beau sourire et lui dit un <<Spassiba Balchoye>> ( grand merci) qui l’apaise quelque peu. Nous n’avons donc pas donner les 500T. Au moment de partir je vais pour recuperer ma C.I. et dessus il y avait un postite attaché avec un trombone qui disait que je devais les 500T.

La receptionniste etait nouvelle, surement pas au courant de l’histoire, elle tend la C.I.  en me demandant si je revenais. J’ai dit qui Oui et nous avons mis les voiles. La patronne pourra s’asseoir sur ses 500 T…

Ensuite, et c’est pour cela que nous etions revenus a Almaty, nous sommes alles a l’ambassade d’Ouzbekistan pour tenter de recuperer nos visas. Il etait 12h, et l’ambassade n’ouvre ses portes qu’a  14h30. Apres 4 kms dans la ville, nous nous arretons dans un <<magasine>>. Nous prenons de quoi pique niquer et nous allons nous installer devant la porte de l’ambassade. Nous inscrivons notre nom sur la liste de passage, nous serons 4eme. Nous mangeons. 14h10, un garde m’appelle et prend note de nos passeports.14h30, nous rentrons, Stef demande a garde de surveiller notre velo. Il dit Oui. 2 minutes après nous le voyons dans la cour interieure…. 14h45, nous sortons visas en poche! Nous sommes contents!

Nous reprenons donc la route pour quelques heures seulement car le soleil se couche de plus en plus tot, et nous aimons poser la tente avant qu'il fasse nuit. C'est plus pratique pour manger et tout preparer !
Nous faisons 57 kms a presque 25 km/h de moyenne, en empruntant une petite route secondaire, pleine de trous, facilement evitable a velo mais pas en voitur, ce qui la rend tres tres calme. Nous nous couchons ravis.
Le lendemain, nous reprenons cette meme route, ou des agriculteurs font secher des graines de tournesol sur le bitume. Ils ont une petite machine dans laquelle ils mettent manuellement les fleurs de tournesol et d'ou il ressort les graines et les restes melanges. Ils sont sympas comme tout, et evidemment nous repartons avec notre sac plastique plein de graines.
Il a fallu se battre pour ne pas en avoir 15 kg, comme d'hab !
Nous nous arretons ensuite dans le village de Malovodnoe, ou une quiryelle de marchands de fruits s'entassent le long de la route. Kiwis d'Iran, grenades d'Ouzbekistan, pommes, raisins, pasteques, melons kazaks, enfin toutes sortes de fruits, plus delicieux les uns que les autres, mais j'arrete de le dire, vous pensez deja que je me repete... Bref, on en fait le plein, meme si les 3/4 nous sont offerts, avec en prime un the et des gateaux par 2 marchandes bien rigolotes. Nous faisons 108 km, et posons le camp quelques km avant une ascension, que nous nous reservons pour le lendemain.
La nuit commence bien, elle est douce - il faut dire que la journee a ete particulierement chaude pour une fin septembre avec 28 degres a l'ombre et 40 au soleil. Vers 21H cependant, le vent se leve et bouscule la tente, de plus en plus violemment.
La pluie s'en mele. Il vente tellement que j'ai la toile qui me vient sur le visage, et je me crois dans un kway en train de m'ettouffer... Impossible de dormir, ca fait trop de bruit. Les arceaux plient. Nous les avions choisi (il y a plusieurs annees deja) en aluminium et non en fibre pour ne pas qu'ils cassent. Ils plient donc, mais tiennent le choc. Stef se leve plusieurs fois dans la nuit pour verifier l'interieur et l'exterieur de la tente (sardines bien plantees, ...). C'est bien, on a l'impression d'etre au milieu de l'Atlantique Nord, ca change... Ceci va durer un bon moment, mais au moment de partir le lendemain, la toile aura presque totalement sechee.
Nous nous levons tot, car nous savons que la journee va etre longue -nous ne doutions pas a quel point. Le temps est gris et le ciel est meme bien noir a l'Ouest. Commence alors entre le ciel et nous une course contre la montre, une course poursuite contre la pluie. Nous nous depechons. Les 4 premiers km sont descendants, puis nous attaquons la 1ere difficulte du jour. 12km et 600 m de denivele. C'est pas enorme, mais la repetition des efforts fera tres mal. Nous montons a un bon rythme, et la pluie semble rester a distance. Arrives sur le plateau, le vent de la depression se fait sentir. Il est tres violent, mais dans notre dos. Il nous pousse et nous parcourons les 30 km de plat suivants en moins d'une heure. La pluie est sur notre droite et semble se rapprocher derriere aussi.
Arrive maintenant la 2eme difficulte du jour. 8 km et 600m de denivele. Le probleme, c'est que comme la route tournicotte, le vent ne nous pousse plus... Dur ! S'en suit une bonne descente, bosselee malheureusement, mais le compteur affiche tout de meme
65 km/h.
3eme difficulte, une petite bosse, de qqes km seulement, mais a tres fort pourcentage. Nous avons deja fait presque 60 km, et il est midi. La pluie approche, c'est sur, mais la frigale aussi. Il faut choisir. Les estomacs prennent le dessus. Nous nous arretons
1/4 d'heure pour avaler pain, tomate, fromage et s'hydrater. Nous sommes de nouveau sur un plateau. Ca y est quelques gouttes arrivent sur nos epaules. On appuie encore un peu plus, il y a un village a 12 km. Nous nous posons dans un cafe, et 10 minutes
plus tard, le deluge commence. Pendant 1h30. Nous en profitons pour siroter du the et avaler quelques celebres barres chocolatees.
Au moment de repartir, nous avions le choix entre 2 routes. Nous demandons alors notre chemin. Comme d'habitude, la 1ere personne nous en indique un, et la 2nde un autre. De toute facon, nous avons adopte une technique simple : nous demandons plusieurs avis,
et la direction qui obtient la 1ere 3 suffrages est la notre. Un 2eme avis, un 3eme, c'est parti. Aie, les cuisses font mal.
Deja plusieurs de selle, 75 km et beaucoup de montees...
Les 10 km suivants se font tranquillement. Il fait frais et le temps est bien gris. Et puis nous attaquons la derniere difficulte de la journee, mais quelle difficulte ! Ca commence par un enchainement incroyable de cotes de petites descentes bien cassantes, dans de magnifiques gorges, puis fini les descentes, jsute des cotes, a pourcentage variable. Les bornes sur le cote defilent tout doucement, nous roulons a peine a 9 km/h. 8 puis 7 km encore. Nous commencons vraiment a etre claque, mais on sent le bout arriver.
Allez, plus que 4 km de montee. Nous continuons. Tiens bizarre, nous apercevons la borne "0" et il y a encore une longue cote apres. Pas grave, le col ne doit pas etre si loin. Erreur. Arrives a ladite borne "0", une nouvelle serie de bornes recommence,
indiquant 6 km. 6 km encore plus dur. Mon altimetre indique deja plus de 1800m d'altitude ! Les cuisses sont dures, les mollets aussi. J'en peux plus. Stef pousse derriere, elle a encore du jus. Nous nous posons la question : "on se pose ici ?". Au bord de la route, apres une grosse pluie, dans le froid... bof, allez on continue. Nous essayons de tirer au maximum, de lever, de pousser, d'utiliser tous les muscles possibles pour repartir au mieux l'effort. Stef se leve et se met en danseuse, ca me soulage.
Je me sens pas bien depuis quelques km deja. J'ai froid. J'ai chaud. J'ai des vertiges (un peu). Les camions nous doublent, mais vont a peine plus vite que nous. Le compteur indique 8, puis 7,5 km/h, c'est l'horreur. La remorque les saccochent nous tirent vers l'arriere, on a envie de lacher le tout. Finalement, nous atteignons le col. Nous mettons les vestes pour la descente,nous voyons, a une quinzaine de km, Kegen, notre point de chute. Apres encore une bonne dizaine de petites cotes qui finissent totalement de nous achever, nous atteignons la ville. Par chance, il y a un petit hotel, de 2 chambres de 4m2. Il n'y a pas de douche et les toilettes communes sont seches. Pas beaucoup d'interet dans ces conditions d'aller a l'hotel... Si, un : la chauffage dans la chambre et des lits - meme si nous aurons l'honneur de dormir dans les memes draps que nos predecesseurs. Nous utiliserons nos draps de soie.
Il recommence a pleuvoir. Il est 18h, nous avons roule 6h pour 108 km et je ne sais combien en denivele cumulee, mais beaucoup trop. Nous avons froid, je suis meme gele. Il est temps pour nous de manger. Malheureuseument, les cafes proches de notre hotel sont tous reserves pour la soiree. Ce sera pates tant pis. Nous nous couchons habilles a 19h. A 20h, nous nous levons pour nous mettre dans nos duvets, j'ai toujours froid. Stef s'endort. Pas moi, je sens mon coeur battre dans tous mes membres. Allonge, je dois etre a 80 de pluse, c'est pas bon signe tout ca. Je prends le thermometre, verdict : 41,5 degre. Houla, doit y avoir un bug. Ah oui, je l'ai pas secoue. Rebelotte. 39,5. Pfff, j'ai la flemme, ou plutot je n'ai pas la force d'aller chercher les medocs, et je ne veux pas reveiller Stef. Si dans 1 heure ca ne va pas mieux, je fais qqch. 1 Heure, kif kif, 39,5.
"Stef, tu dors ?"
"hmmm, hein, ch'ai po, koi, kess kya ??"
"j'ai 39,5 de fievre..."
D'un bond, elle se leve et fait de l'archeologie dans les saccoches pour me trouver 1g de paracetamol, et un gant d'eau froide.
"Envoie un sms, pour savoir ce qu'il faut que je prenne d'autre..."
"Y a pas de reseau !"
Bon, ben on va se debrouiller, mais en tout cas, on n'appellera pas de medecin du coin, ca c'est sur, je prefere m'arracher une dent avec du fil peche et un cure-dent. Anti-bio ou pas ? Allez, non, on va faire confiance aux anti-corps. Stef lit la notice des cachetons : "si votre enfant a plus de 38,5 - passons pour l'enfant - pour faire baisser la temperature ne le couvrez pas trop".
Ils sont marteau eux ! Je me caille des pieds et ils veulent que je me debraille !
Stef met le reveille pour 4 heures plus tard, afin d'avaler 1g de plus. A ce moment la, la fievre aura baisser a 38,2 et le lendemain matin, plus rien !
Nous dormons jusqu'a 10H, et partons a midi pour la frontiere Kirghize. Nous roulons tout doux, pas vraiment frais, d'autant que la route se tranforme vite en piste. Une fois de plus nous nous trouvons devant 2 routes, sans panneaux et avec 2 avis contraires.
Le probleme, c'est que dans cette vallee (a 2000 m), il n'y a pas grand monde, et attendre 3 avis indentiques sera difficile.
Une voiture arrive, ouf. Nous faisons signe, et le grand-pere a l'interieur ne veut pas s'arreter. Finalement il le fait, et nous lui
demandons :
"Le Kirghyzstan, c'est bien a gauche ?"
Il nous repond : "non, non, moi je vais a droite !"
"Tres bien tres bien, mais sinon, le Kirghyzstan, c'est bien a gauche ?
- ah... euh oui oui..."
2eme avis, nous continuons la route, mais pas encore totalement rassures.
1/2 heure plus tard, un camion arrive, et lui non plus ne veut pas s'arreter. Nous comprendrons par la suite que des qu'il s'arrete, il cale, et qu'il faut le redemarrer a la manivelle...
Nous discutons 3 minutes et posons la question :
"Le Kirghyzstan, c'est bien tout droit ?"
Et ils nous repondent :
"non, non, nous allons a droite !"
Decidement...
Enfin nous arrivons a la frontiere. La encore, moments comiques. D'abord du cote kazak, tout est ecrit a la main sur des registres.
Ils recopient les passeports. Tout se passe bien, ils sont cools. Tout est en regle... jusqu'au moment ou le gars me demande les papiers du velo ! Il voulait voir sa carte grise ! Je manque d'eclater de rire, et lui fait comprendre qu'il est presque ridicule.
Ensuite, du cote Kirghize, idem, tous les registres sont a la main, mais attention, ils sont a la pointe du tampon. Eh oui, un tampon bicolor, avec la date en bleu et le contour en rouge, ou l'inverse, me rapelle plus. Tout se deroule normalement, et lui aussi me
demande la carte grise du velo, mais la je ne peux me retenir et pouffe de rire. Finalement, nous aurons a passer dans une derniere cahute, ou, stupeur, ils nous ont photographier avec une webcam, comme dans les aeroports occidentaux...
Contents, nous reprenons la route pour 6 km dans la magnifique vallee de Karkara. Nous trouverons une petit gargotte au milieu de nulle part qui nous preparera du the, du pain tout juste sorti du four, et du beurre tout juste barrate. Un peu fort le beurre, mais ca fait du bien par ou ca passe. Le soir nous y prendrons notre diner, avec au menu mouton et petits legumes et grosse dose de sel.
Derniere chose. Quand vous plantez la tente au milieu d'un pre, de jour, et qu'apres diner il fait "black night", comment vous la retrouvez la tente ??? Meme avec la lampe de poche, le faisceau n'allait pas assez loin... Nous avons donc pu mettre en pratique nos lessons de ... navigation sous-marine de nuit, et sans compas s'il vous plait (pas malin, on l'avait laisse dans la tente).
Du coup, ca nous a fait notre petit jeu du soir avant de nous endormir du sommeil de l'enclume, comme dirait Renaud.

Voila, depuis nous avons rejoint Karakol et demain nous partons pour un trek de 2 jours a cheval dans la montagne et les sources chaudes. Stef est aux anges, quant a ma premiere fois sur un cheval pas en bois, ben on verra bien !!

Afficher article  Les plaisirs de la ville

Bien que nous ne soyons pas de grands fans de la vie en ville, nous nous sommes laisses charmer par certains cotes de la vie citadine.

Nous avons profite notamment de merveilleux restaurants, aussi bien sur le plan culinaire qu'au niveau de l'ambiance et de leurs decors. Ainsi, le PBC, nous plonge au coeur des annees 20 a l'epoque communiste : Buste de Lenine, radio de l'epoque, affiches de propagande de l'URSS (CCCP en Russe dans le texte), enregistreur du KGB, faucille et marteau en faux plafond, serveurs coiffes avec la raie sur le cote, et le foulard rouge noue autour du cou, et avec en fond sonore les chants de l'armee rouge. Gagarine (nous savons, c'est pas les annees 20...) a aussi sa place sur les murs, en compagnie de son fabuleux Spoutnik.

Ensuite, nous sommes alles au Jeti Kazina, somptueux restaurant par ses decors typiques d'Asie centrale. Serveurs en costume traditionnel, poteries emaillees, coussins colores, tapis de feutre, four en terre cuite pour cuisiner les samoussas, et bonnes odeurs d'epices. Nous y avons deguste : du lait de vache aigre, du Koumis (lait de jument fermente, legerement alcoolise - 2%) a l'etrange gout de ... Koumis, c'est difficilement descriptible, ca pique, c'est apre, c'est aigre, c'est fort a l'odeur et au gout, et ca laisse une agreable sensation de fraicheur ; et aussi du plov, riz rouge accompagne de legumes (carotte, tomate, concombre) et d'agneau fondant. Delicieux !

Le tout restant tout meme accessible, il faut compter entre 5 et 10 Euros par personne.

Demain nous sommes censes recuperer les visas ouzbeks, puis nous partirons en direction de Kegen et la vallee de Karkara pour passer la frontiere Kirghize au plus tard le 1er Octobre. De la, nous rejoindrons Karakol.

Le soleil est de nouveau bien present, et les temperatures  fleurtent avec les 25 degres. Pourvu que ca dure ! Les nuits et les fins de journee restent tres fraiches, et il est de moins en moins agreable de se faire un brin de toillette le soir...

Afficher article  Ce qu'ils savent de nous...

Voici ce que savent les gens que nous croisons de notre pays :

- Tout le monde connait Paris, qui est prononce Parige dans la region. Peu de gens connaissent d'autres villes, mais si c'est le cas, ils peuvent nous citer les 10 plus grandes. Saint-Etienne est etonnamment souvent citee, surtout grace a l'ASSE.

- La personnalite la plus connue, est ... Napoleon, lui-meme ! Viennent ensuite Zidane, et son fameux coup de tete qui est sur toute les levres et dans tous les gestes (c'est dingue ce que le foot a comme influence), et De Gaulle. Beaucoup connaissent egalement tous les autres joueurs des Bleus. Chirac arrive ensuite, mais loin derriere.

- La chanson francaise est egalement etrangement populaire. Mylene Farmer, Diam's, mais aussi Joe Dassin et beaucoup d'autres (certains que nous ne connaissons pas nous meme, mais qui chantent bien dans notre langue !) resonnent dans les bars et restaurants.

- Quelques vins, marques de voiture, mais finalement peu de choses... Au bout du compte, ils ne connaissent pas beaucoup mieux la France que nous ne connaissons l'Asie Centrale. Que pouvons nous dire de cette region, nous occidentaux, a part ce que nous relatent les medias : terrorisme, insecurite, catastrophe ecologique et desert ??

Afficher article  Des Chiffres Des Chiffres Des Chiffres

Nous venons de passer le 3000eme km (3092 a l'heure qu'il est) et nous pouvons deja faire un petit bilan, avant de reprendre la route pour le Kirghizstan.

- Pour les kms, 3092 donc, dont une quarantaine de piste pour 151 Heures environ.

- 54eme jour de voyage pour 38 jours de pedalage (soit un peu plus de 80 km/jour), 3 jours de marche et 2 jours de train. Le reste etant de la visite, du "profitage" de la nature ou du repos.

- 7 ou 8 crevaisons, c'est beaucoup, c'est sur, mais j'ai voulu garder le pneu avant le plus possible, et sur la fin, sa structure se decomposait et des petits bouts d'acier se detachaient et venaient se planter dans la chambre a air. Ca m'a valu donc quelques reparations, mais nous n'avions guere le choix. Nous avons trouve un pneu chinois (dans une boutique au milieu de nulle part) qui devrait faire l'affaire, et gardons ainsi notre stock de 2 pneus neufs pour la suite.

- 1 Vis cassee sur le porte-bagage arriere, mais on a pu reparer sans trop batailler.

- Une bonne centaine de kgs de melons et de pasteques. Ca aussi ca fait beaucoup, mais ils sont si delicieux qu'on s'en goinfre, c'est vraiment le cas de le dire. Quelques kgs de tomates, poivrons, oignons, pommes et maintenant le raisin fait son apparition (rouge, blanc, rose) ainsi que les grenades. Tous ces fruits et legumes locaux sont vraiment succulents, ils ont vraiment le gout du potager, pour notre plus grand plaisir.

- Quelques kgs de mouton, beaucoup moins de poulet et pas de boeuf a part 2 ou 3 beef-steack dans des sandwichs plus ou moins bien reussis.

- Les 2/3 de nos nuits en bivouac, souvent dans des endroits magnifiques (comme au canyon de Charyn, au bord de lacs, rivieres ou aux pieds des montagnes) et parfois pas tres loin de la route, ou l'on dort moins bien forcement...

- Des heures de perdu (une bonne dizaine) a faire la queue dans les ambassades Kirghize et Ouzbek. Et c'est pas termine, on recommence demain pour l'ouzbekistan !

- Des dizaines de signes de la main (pour dire merci) et des dizaines de reponses en Russe, toujours les memes, qui tentent d'expliquer d'ou on vient et ou on va (at koudi ? at kouda ? etant les phrases que nous entendons le plus souvent !)

Voila, je crois que c'est a peu pres tout, il sera toujours temps de completer plus tard...

Afficher article  Les gouts et les odeurs

Si des gouts et des couleurs, on ne discute pas, du gout et des odeurs, nous allons parler. Attention, personnes sensibles, ecartez-vous, quant aux autres, essayez d'eviter cette rubrique avant de manger...

Etant donne que la nature humaine est faite de telle sorte qu'on aime a rire des (petits) malheurs des autres, pour vous divertir (sur notre pomme!) voici un medley de ce qu'on aimerait ou aurait aime eviter:

- La vue: on commence soft, avec, par exemple, la pose du carrelage. Ici le carrelage se pose comme nous ferions une tape dans le dos a quelqu'un qu'on apprecie peu. Un peu de colle au dos et hop, <<splash>> sur le mur. Rien n'est droit, les joints peuvent varier du simple au quintuple...sur les grandes longueurs, on arrive a avoir un carreau de decalage, les joints sont souvent absents et quand ils sont faits, ils debordent de partout...Bref, la vraie question est :<<pourquoi faire un truc si crade?>> Mieux vaut ne rien faire.

Il y a les escaliers aussi. Les marches sont tres hautes, pas regulieres et la derniere fait le niveau, quelque soit la hauteur des autres. Du coup, elle peut faire de 3 a 30 cm! Attention de ne pas tomber!

Les nappes du resto de Turkestan (pleines de taches, mais alors toutes recouvertes!) n'etaient pas mal non plus!

-L'ouie: Ah!les coups de klaxon! Les poids lourds et les automobilistes qui usent trop souvent de leur corne! M'enfin, a part ca et les gens qui nous prennent pour des sourds parce qu'on ne comprend pas leur langue, on n'a pas trop a se plaindre.

Le gout: La, ca se complique. Le delicieux agneau qu'on mangeait en Russie et au debut du Kazakhstan s'est transforme en vieux mouton, ultra fort ! Du bouc presque! Ah, c'est sur qu'elle a du  gout la soupe! Mais alors la viande reste collee a l'os, plein de moelle toute marron, le tout entoure d'une graisse elastique, tellement elastique d'ailleurs que mon pantalon en est jaloux...

Les delicieux chachliks (viande grillee sur une brochette) se transforme en brochette de graisse grillee. Sans commentaire, je vous laisse imaginer...

Enfin ce qui m'a rendu malade (et comme il faut), des galettes (a rien) fries a l'huile, au bon gout d'huile usagee donc...

Et j'oubliais, les fameuses chips au  poisson  d'eau douce.

- Le toucher: La literie parfois douteuse des hotels du style  Kroutchev.

-L'odorat: Le clou du spectacle! Attention, c'est parti!

On va commencer par les toilettes, et surtout celles du Kazaktelecom a Merk. Beaucoup de toilettes au  Kazakhstan sont seches. Il n'y a ni epandage, ni fosse septique et peu de tout a l'egout. C'est a l'ancienne. Un trou, des planches ....D'un cote, c'est hygienique , pas de cuvette. Mais de l'autre, tous ces kilos de crottes, soigneusement deposes par des dizaines de personnes differentes vous concoctent une odeur...mais une odeur...qui s'impregne dans vos vetements, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Ensuite, il y a eu la chambre a Kulan. Vu que je n'etais pas tres en forme, nous avions decide de dormir dans un vrai lit, pour recuperer. L'offre hoteliere etant plus que limitee (1 seul hotel, delabre, datant de l'ere sovietique) nous n'avions guere le choix. La plomberie de l'etablissement etant morte, il n'y avait plus d'eau dans les canalisations. Du coup, des odeurs suspectes provenaient de feu la salle de bain de notre chambre, dont les siphons etaient a sec. Tant pis, et de toute maniere nous pouvions eviter cette zone sinistree de la chambre et utiliser les douches et toilettes seches communes. Oui mais... Alors que je me brossais les dents, il m'a bien fallu aller cracher, ce que je comptais faire dans le lavabo (nous etions au dernier etage, loin des toilettes communes, de plus, la tenanciere nous avait monte quelques bouteilles d'eau au cas ou nous aurions voulu utiliser notre salle de bain). J'avais oublie a quel point la zone etait infestee... J'ouvris donc la porte, et vu que ma bouche etait pleine de dentifrice, j'ai respire par le nez (logique !)  ; Fatal Error ! En l'espace de quelques centiemes de secondes, les fetides molecules ont gagne mon nez, qui a transmi un message d'urgence a mon cerveau, qui, panique, a instaure un ordre immediat, sans autre consultation, de vomissement soudain. Et Hop ! le repas a peine avale est reparti illico dans la baignoire avec dentifrice, brosse a dents, meme pas le temps de dire "ouf". Il a fallu tout de meme rincer la bagnoire, et, du siphon, une sorte de 1000 pattes vraiment tout bizarre est sorti l'air de dire : "qui derange !?!". Etrange bestiole, qui a vu sa maison envahie de grains de riz pre-digeres, le pauvre...

Afficher article  Les gens

Les gens sont gentils comme tout, et encore plus genereux qu'en Russie. Ils nous suivent sur la route pour nous proposer de dormir chez eux. C'est vraiment etrange pour nous. Qui ferait ca chez nous ? Courir apres des etrangers pour leur offrir le gite et le couvert... Mais le plus bizarre, c'est que parfois, ils nous laissent carrement leur appartement, et eux s'en vont pour la nuit et reviennent pour notre depart le lendemain matin. Et le tout sans aucune retribution ! Et en toute confiance : leur logement etant parfois tout equipe. A propos la famille d'Astrakan n'a finalement jamais voulu qu'on les paie pour les deux nuits.

Une question cependant nous taraude : pourquoi sont ce toujours ceux qui en ont le moins qui en donnent le plus !?

Chez nous, chemise de nuit et pyjama sont reserves a la maison et a la chambre, ici c'est un habit de jour comme une robe, un jean ou un tee shirt. Du coup, on a souvent l'impression qu'ils viennent juste de se reveiller ou qu'ils vont aller se coucher.

 Ici, il n'y a pas de super marches, et souvent meme dans les epiceries, on ne peut pas rentrer. Nous devons faire notre choix derriere des vitres plus ou moins transparentes. Pas facile surtout quand on ne connait pas les produits.

Afficher article  La route - les fonctionnaires - la police

Il y a moins de monde sur les routes Kazakhs que sur les routes Russes. Elles ont moins de nid de poule, mais plus de bosses et de trous, mais toujours asphaltees, c'est mieux pour le velo. Le revetement est quant a lui ultra abrasif et j'ai un peu peur pour la tenue des pneus dans le temos. Les kazakhs sont aussi plus ouverts et curieux. Ils klaxonnent beaucoup- beaucoup trop d'ailleurs ! C'est sympa, mais ca fait mal aux oreilles... Si bien que je suis en train de reflechir a un systeme que l'on pourrait se greffer a l'oreille (un petit clapet), relie a la paupiere gauche. Ainsi, lorsqu'on clignerait de l'oeil, le clapet se fermerait et on eviterait de perdre 2/10 d'audition a chaque coup de trompette !!

Il fait moins chaud aussi (aujourd'hui d'ailleurs il pleut beaucoup, c'est pour cela que nous prenons le temps d'ecrire un mot), mais c'est peut-etre du a l'altitude, vu que nous roulons sur des (petites) hauteurs, entre 600 et 1300 metres.

Sur les bords de route, nous trouvons des herissons, des chiens, des chats et meme des renards ecrabouilles. Beurk, je ne vous raconte pas les odeurs !! Mais il y a mieux (ou pire plutot), toujours sur ces bords de route, on trouve aussi des chameaux, des anes, et meme des chevaux !! eclates, dans le 1er sens du terme. Bien sur, il n'y a pas d'ecarissage... Donc si c'est arrive recemment, ils sont gonfles comme des baudruches, par la fermentation surement (beurk beurk, l'odeur, hmmm...), si c'est plus ancien, les corbeaux et les chiens s'en occupent. Nous aurions ainsi pu nous ramener des peaux de moutons deja tannees !

Il y a une explication pour les gros bestiaux. Afin qu'ils ne se fassent pas la malle, ils leur lient les anterieurs, avec une sangle de 20 cm. Effet pervers, si dans la nuit, l'animal se retrouve au milieu de la route, il ne peut s'ecarter rapidement.

Le parc automobile kazakh est compose de Lada, certes, mais aussi d'une quantite incroyable d'Audi 100 et 80, et de Mercedes. Toutes, etant des occasions venues d'allemagne : Elles portent sur l'arriere le D de Deutschland, ce qui est assez surrealiste !

En ce qui concerne les fonctionnaires, ils ont une reputation en Asie Centrale peu enviable. Dans notre guide-book (Lonely Planet, faut bien que je les cite sinon ils vont m'accuser de pomper leur texte, et du coup, hop, un merci encore a la FNAC de Saint-Etienne) ils disent meme : "Les fonctionnaires et les agents de police generent bien souvent plus de problemes qu'ils n'en resolvent"... Peu aimable, peu serviable, il vaut mieux eviter d'avoir affaire a eux, meme si ce n'est pas toujours possible. En effet, tout touriste doit s'enregistrer aupres de l'Ovir (le big brother des touristes), et ce, dans les 72 heures, sous peine de s'exposer a de lourdes amendes. C'est donc ce que nous avons voulu faire a Turkestan. Le probleme, c'est qu'avec 2 jours de trains et un dimanche au milieu, les 72 heures, hop, disparues ! Nous trouvons tout de meme le bureau, et la, le gars super sympa nous dit que nous n'avons pas besoin de nous faire enregistrer. Ce qui est faux... Que faire ? Comment le lui faire comprendre ? Il n'y a pas eu moyen... Nous sommes partis sans notre tampon. 2 jours plus tard, a Chymkent, nous avons retente notre chance en esperant ne pas se jeter dans la gueule du loup... Le bonhomme nous a demande pourquoi nous avons mis si lontemps a venir, j'ai pu lui montrer notre billet de train et le velo (par la fenetre), il a fait la mou, mais il etait presque 17H, et il a rempli et tamponne nos papiers... Ouf !

Pour la police, pour l'instant, nous avons pas mal de chance. Il est vrai que nous nous sommes souvent fait arreter, mais c'etait uniquement par curiosite, pour nous poser des questions. Le seul hic, c'est que nous n'avons pas specialement envie de couper notre effort a chaque controle !

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Le train a quitte Astrakhan vers 13h30 et doucement, tout doucement (16 heures pour 352 kms) nous a mene vers l’Asie Centrale. Au petit matin, nous avons officialise notre passage en Asie en traversant l’Oural. Changement de train a Atyrau, changement de langue (l’alphabet est encore un peu plus complique, et il va nous falloir reapprendre le vocabulaire…en Kazak !), pour une trentaine d’heures de trajet et quelques 1600 kms. Nous voila a Turkestan (cf photo du mausolee). Dans le train, nous partagions le compartiment avec une jeune maman Russe (Vika) et son fils (Sasha) de 8 ans je crois. Encore une fois, nous avons bien discute, rigole, joue aux cartes. Ils m’ont appris un jeu, le “Chest”, qui signifie “six”. J’ai pas compris grand chose, et souvent perdu ! Le petit, incroyable, connaissait mieux le cinema francais que nous ! Il nous a sorti tous les Louis de Funes, les Asterix, Jean Reno, et memes des repliques completes de films avec Depardieu et Pierre Richard !! Il rigolait a n’en plus finir, c’etait sympa a voir. La grande blague de Sasha ?? Quand on jouait au Chest, a chaque fois qu’un valet sortait, il ajoutait le mot “toilette”, ce qui donnait en VO et en phonetique “Valette, toilette”, suivi d’eclats de rires de nous tous. Les 2 providnsita du wagon (les employes qui s’occuppent des voyageurs lors des ces longs periples en train –a noter que Vika et son fils venaient d’Ukraine pour rejoinder Almaty, 3 ou 4 jours de train !-) n’etaient pas vraiment rigolos, et Sasha les avait rebaptises Pepsi et Bigoudi, parceque lui, en buvait beaucoup et elle s’est fait ses bigoudis durant le trajet…

 

Bref, nous sommes arrives a Turkestan, et les jeunes du Daghestan qui nous avaient aides a charger le velo a Atyrau nous ont aide a le decharger. Apres donc avoir discute avec un Tchetchenne, nous avons pu longuement echanger avec des Daghestanais (?? Je ne sais pas si on les appelle ainsi !!) autre republique dont les relations avec Moscou sont plus ou moins tendues. Deux avaient 17 ans et un 18 ans. Ils faisaient le chemin depuis leur capitale (Marshakala) jusqu’a Turkestan pour aller a l’universite, toute neuve (30 000 000 de dollars !), financee si j’ai bien compris par des capitaux etrangers et notamment turcs.

 

Ensuite nous avons repris notre velo pour rallier Zabaghly, et les 1ers contreforts des Tian Shan (chaine de montagne). Sur la route, nous avons ete accueillis, comme des princes, par Alemjane (voir photo + explications) et ses soeurs. Une fois le parc nationale atteint, nous avons fait une rando (a pied) de 6h30 dans les montagnes, plus que pelees en cette saison. Nous campons dans le jardin de Svetlana, une Russe qui vit ici depuis 18 ans et qui travaille au developpement du tourisme responsable ou equitable. Elle nous prete d’ailleurs son Pc depuis lequel j’ecris. Elle a 1 mari, 3 fils, 2 filles, 3 chats, 3 chiens et 1 rat… C’est vivant quoi !

 

Voila pour cette fois, on ne va pas les deranger plus longtemps, demain on remonte sur le Tonic, direction Almaty !

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Alors, d'un point de vue mecanique, nous avons eu nos 2 et 3eme crevaisons aux alentours du 1900 eme kms. J'ai du reparer un maillon de la chaine de liaison et retendre un peu les rayons des roues avant et arriere.

Le pneu arriere souffre beaucoup, a cause du poids surement, il est deja presque lisse, ce qui va nous poser probleme, nous ne pensions pas en changer tous les 2000 kms... J'ai aussi reserre le jeu de direction une fois. Rien de bien casse-pied donc pour l'instant, pourvu que ca dure !

Depuis le debut, nous avons donc parcouru 1900 kms en 23 jours de pedalage (pour 34 jours de voyage). Nous roulons environ 4 heures/jour pour 80 kms. La route commence a s'elever un peu, mais le vent est moins fort, donc la vitesse moyenne ne sent ressent pas.

Nous nous arreterons un jour ou deux dans le parc naturel d'Aksu Zabaghly, et puis essaierons de rejoindre au plus vite Almaty. La-bas, nous aurons pas mal de paperasses a faire pour les visas des pays voisins, avant de penetrer au Kirghizstan.

Nous n'avons pas le temps d'ecrire plus, nous devons prendre la route, il y a quand meme quelques nouvelles photos postees dans photos Kazakhstan.

A bientot !